Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

28/06/2007

LU DANS LA PRESSE

Lu dans l'édition de "La Gazette de Liége" du quotidien "La Libre Belgique"

Le site Internet de la semaine

Pour rencontrer AMELIE... sur le Web

Chronique
par Lily Portugaels

Mise en ligne le mercredi 20/06/2007
- - - - - - - - - - - 

Le consul honoraire du Mexique lance son blog sous un bien joli nom !

 

Jean-Marie Roberti, consul honoraire du Mexique vient de lancer un blog, hébergé par "La Libre Belgique". Il lui a donné le joli nom (je parle en connaissance de cause) d'AMELIE qui, ici, signifie tout simplement A (mis) ME (xique) en Province de LIE (ge). Et ça marche aussi avec A (migos) de ME (xico) en Provincia de LIE (ja). Pour entrer dans ce blog, il suffit de taper http://amelie.blogs.lalibre.be.

Le consul honoraire annonce d'emblée que ce blog n'est en aucune façon un espace de propagande officielle ou un lieu de contestation. Il s'agit de favoriser les contacts entre Mexicains et Liégeois et de diffuser des informations utiles.

Sur la page d'accueil, dans le menu de gauche au chapitre du consulat, Jean-Marie Roberti propose l'évocation de deux Liégeois, Gustave Ghilain, père et fils qui furent consuls du Mexique à Liège de 1894 à... 1983 ! Auguste Ghilain, père de Gustave était un important industriel du quartier liégeois de St-Léonard, dont les usines occupaient un vaste terrain allant de la place Maghin à la rue aux Chevaux. Gustave administrait l'entreprise de son père et était aussi administrateur des charbonnages liégeois de Gosson - La Haye et Haloz réunis, conseiller de l'Institut archéologique liégeois et membre du conseil de fabrique de la collégiale St-Barthélemy.

Son fils a également occupé des fonctions importantes à Liège et a été consul du Mexique pendant cinquante cinq ans jusqu'en 1983. Il a fallu attendre vingt ans, jusqu'en 2003, pour que le Mexique désigne l'actuel consul honoraire à Liège, Jean-Marie Roberti, ancien directeur des relations extérieures et de l'information de la Ville de Liège.

A noter aussi "Le Mexique vu par Clio", un remarquable résumé de l'histoire de ce pays. Un blog qui, lorsque l'on connaît la personnalité de son auteur, ne risque pas de s'empoussiérer. Lily PORTUGAELS.

 

 

FIN DU RAPPORT PRÉSENTÉ PAR MONSIEUR GUSTAVE GHILAIN SENIOR                                                               PRÉSIDENT DU CERCLE CONSULAIRE DE LIEGE EN MARS 1919

(Voir début en fin de la rubrique relative au  Consulat du Mexique à Liège)

 

14) Enfin, dans une note du Département politique aux ambassades des Puissances belligérantes, le Bundesrat a exposé que les Consuls et Vice Consuls ne jouissent pas en principe du droit d’exterritorialité mais que cependant pour des raisons  de courtoisie internationale,  le droit d’exterritorialité leur était reconnu dans l’avenir. Nous avons vivement regretté que cette mesure aie été prise trop tardivement pour que nos deux Collègues liégeois détenus n’aient pu en profiter                                   15)  De plus certains d’entre nous ont obtenu, à titre exceptionnel, l’exemption de réquisition de cuivre et d’autres métaux et l’exemption de loger des troupes dans l’une ou l’autre maison leur appartenant et autre que leur Consulat.                               Mais que cela provienne soit d’une autre interprétation des textes, soit de la sévérité excessive ou de la mauvaise volonté de certains chefs, cette faveur n’a pu être obtenue par tous. Nous pensons, Chers Collègues que, eu égard à ce qui précède, vous serez d’avis de poursuivre les études de jurisprudence consulaire commencées si heureusement et de la codifier au besoin, en ayant soin d’y faire paraître les prérogatives qui nous ont été reconnues pendant cette guerre. Mais nous n’avons pas voulu nous occuper seulement de nous et de nos nationaux, nous nous sommes efforcés d’adoucir dans toute la mesure du possible le sort des malheureux prisonniers militaires détenus à la Citadelle. Quand l’un de nos amis, nous a eu raconté, en pleurant, dans quel état de dénuement et de misère, ils se trouvaient, quand il nous a eu dit les avoir vus manger de l’herbe dans les fossés, tant ils avaient faim et de ne pouvoir se tenir sur les jambes tant ils souffraient, les avoir entendus demander la mort tant leurs souffrances étaient grandes, quand l’état civil nous a eu révélé le nombre effrayant de décès journaliers qui les décimaient, le Comité a mis tout en œuvre pour les soulager et les secourir. Ce n’est pas sans une poignante et réelle émotion que vous aurez lu , comme nous, les jours derniers, dans le « Journal de Liège » des 14 et 20 février courant, la confirmation de ces faits et les témoignages accablants de l’autorité médicale liégeoise contre la barbarie et la méchanceté teutonnes. C’était donc avec raison que le Comité a fait,  pour soulager et secourir ces malheureux prisonniers, démarches sur démarches et visites sur visites. Il a naturellement dû procéder avec la plus grande prudence et beaucoup de circonspection pour ne pas compromettre ses amis, étant donné le régime de terreur qui régnait alors ! Par l’entremise d’un vénérable pasteur, Mr. de Sénarclens a obtenu que la ration des prisonniers fut doublée et que leur traitement fut moins inhumain. Par l’intermédiaire de Melle Theunissen, dont l’aide intelligente et dévouée ne s’est pas ralentie  pendant plusieurs années, on a pu leur faire remettre des douceurs et des cigarettes. Par les soins du Consul des Pays Bas, les prisonniers anglais dont les intérêts étaient officiellement confiés à sa garde, ont reçu chacun un costume complet, du linge et une subvention hebdomadaire en espèces. S.G. Mgr l’Évêque de Liège et le Nonce Apostolique de Bruxelles, mis au courant , par nous, de la situation épouvantable de ces malheureux, sont également intervenus, à  notre demande, pour adoucir leur si effrayante misère. L’Oeuvre des Vêtements pour les Prisonniers dans la personne de ses zélées Directrices, les Demoiselles Durieux, les a secourus bien efficacement et les a réconfortés. Elle a pu faire parvenir du lait, des œufs et des médicaments aux malades. Mon rapport ne serait pas complet, Messieurs, si je ne rendais pas ici un solennel hommage au zèle et au dévouement de tous nos collègues durant la guerre et plus particulièrement à ceux de Mr. de Sénarclens, Consul de Suisse, de Mr. Oudenne, Consul des Pays-Bas et de Mr. de Lame, Vice Consul d’Espagne pour les services nombreux et éminents qu’ils ont rendus à nos concitoyens , les aidant de leurs conseils et de leurs deniers, intercédant pour eux près des autorités occupantes pour faire diminuer leurs peines ou les faire gracier, en un mot en répandant le bien de mille manières, alentour d’eux. Grâce à sa nationalité et à sa haute influence, Mr. de Sénarclens a pu intervenir efficacement auprès du Gouvernement allemand dans maints conflits que, non seulement les Suisses mais surtout les Belges, eurent avec lui. En s’appuyant sur les textes en vigueur, Mr Oudenne a su empêcher les charbons belges de passer en Hollande et que les graviers prétendument destinés à la réfection de nos routes, soient dirigés au front pour servir à la construction et à la consolidation des tranchées allemandes. Mr. de Lame a pu aider à la formation de l’œuvre d’assistance aux prisonniers militaires russes, amenés sur les chantiers allemands en 1916 et contribuer ainsi aux distributions hautement humanitaires d’objets de première nécessité et d’alimentation qui, en trois mois, se sont élevées à 90.000 francs et dont le comité directeur a du rester dans l’ombre. Tels sont, Messieurs et chers Collègues, les travaux que les Consuls des Pays Neutres ont eu le bonheur d’accomplir en ces temps d’épreuves et dont nous devions – pensons-nous – vous donner le résumé fidèle. Ils prouvent l’utilité de notre groupement et la nécessité de le maintenir  dans la guerre comme dans la paix.